LEARNING FROM BELOW: THEORISING GLOBAL GOVERNANCE THROUGH ETHNOGRAPHIES AND CRITICAL REFLECTIONS FROM THE GLOBAL SOUTH

Sujith Xavier

Abstract


This paper explores the various means by which we can overcome the universalism imbedded in international law and international institutions. It asks: How can international lawyers and international law scholars learn from the Global South? This ‘how’ question prompts another, but related question: should we learn from the Global South? 

     There is a rich interdisciplinary body of literature that signals to the Global South, or Europe’s other, as a site of knowledge production. The eurocentrism of the social sciences can be identified by examining the various founding fathers of their respective theories (especially sociology). This paper builds on southern theory in order to learn from these diverse perspectives in theorising global governance.

     This paper is organised in three sections. First, it sets out the rationale for a reorientation towards the Global South by examining the current state of global governance theory. In the second section, this paper focus on the broad theoretical foundations of the Third World Approaches to International Law [TWAIL] movement. TWAIL scholarship is a reaction against the colonial and imperial projects of international law. Its main claims are set out and then there is an examination of its proposals as a means to arrive at an answer to the second question: should we learn from the Global South?

     In the final section, this paper explores the question of how we can learn from the Global South. In answering this question, the author offers two insights. The first is based on the premise of international law as a field of practice. The second attempts to problematise the ethics of international legal scholarship.

 

Dans cet article, l’auteur examine les divers moyens par lesquels on peut surmonter l’universalisme dont le droit international et les institutions internationales sont pétris. Il pose la question de savoir comment les avocats en droit international et les universitaires faisant des travaux en droit international peuvent apprendre quelque chose du Sud. Cette question en soulève une autre, qui est liée : celle de savoir si nous devrions apprendre quelque chose du Sud. 

     Il existe un riche corpus interdisciplinaire d’écrits qui indiquent que le Sud ou l’autre périphérie de l’Europe sont des lieux de production de connaissances. On peut déceler l’eurocentrisme des sciences sociales en étudiant les différents pères fondateurs de leurs théories respectives (surtout en sociologie). Dans cet article, l’auteur  fait fond sur la théorie du Sud pour tirer des enseignements de ces diverses perspectives en formulant une théorie sur la gouvernance mondiale.

     Cet article est divisé en trois parties. Dans la première, l’auteur expose la justification d’une réorientation vers le Sud en étudiant l’état de la théorie de la gouvernance mondiale. La deuxième partie porte sur les fondements théoriques généraux du mouvement Third World Approaches to International Law (TWAIL). La mission universitaire de TWAIL est une réaction contre les projets de droit international coloniaux et impérialistes. L’auteur expose les principales assertions de ce mouvement, puis il examine ses propositions comme moyen d’arriver à une réponse à la seconde question, qui est de savoir si nous devrions apprendre quelque chose du Sud.

     Dans la troisième et dernière partie, l’auteur analyse la question de savoir comment nous pouvons apprendre quelque chose du Sud. En y répondant, il présente deux théories. La première est fondée sur la prémisse posant le droit international comme champ d’exercice. La deuxième tente de poser le problème de l’éthique de la recherche universitaire en droit international.


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DOI: http://dx.doi.org/10.22329/wyaj.v33i3.4918

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