HISTORICIZING THE ENCOUNTER BETWEEN STATE, CORPORATE, AND INDIGENOUS AUTHORITIES ON GITXSAN LANDS

Tyler McCreary

Abstract


This essay charts the shifting assemblage of the conduct of state, corporate, and Indigenous authority through four historical moments: mercantilism, settler colonialism, Indigenous resurgence, and corporate reconciliation. With reference to Gitxsan territories, it makes a series of interrelated arguments. The development of colonial territorial claims and regimes of governance overlapped pre-existent and ongoing Indigenous territorial relationships. The historical division between the political and economic domain reshaped the relationship between state and corporate authorities, the state deferring to corporate actors to manage relations in the economic domain. The conduct of state and corporate authorities has constrained and modified the exercise of Indigenous jurisdiction. Nevertheless, Indigenous resurgence has opened space for renegotiating the colonial legal order, including relations between extractive resource companies and Indigenous authorities. Emergent corporate practices of contracting with Indigenous authorities over development, however, reflect a reconfiguration rather than rupture of the settler colonial legal order. Corporate-Indigenous agreements rely upon colonial modes of organizing lawful political and economic conduct, and continue to block more radical and anti-colonial expressions of Indigenous jurisdiction. To expand possibilities for articulating forms of Indigenous jurisdiction that refuse the categories of colonial political economy, it is necessary to problematize the relationship between colonial state and corporate authority. 

 

L’auteur de cet essai décrit l’évolution imbriquée de la conduite des instances de l’État, du monde des affaires et des peuples autochtones à travers quatre périodes de référence : le mercantilisme, le colonialisme de peuplement, la résurgence autochtone et la réconciliation avec le monde des affaires. En évoquant les territoires des Gitxsan, l’auteur présente plusieurs thèses liées entre elles. La constitution de revendications territoriales et de régimes de gouvernement coloniaux a empiété sur les relations préexistantes de longue date des peuples autochtones avec leur territoire. La division historique entre les domaines politique et économique a transformé les relations entre les instances de l’État et celles du monde des affaires, l’État s’en remettant aux acteurs du monde des affaires pour gérer les relations dans le domaine de l’économie. La conduite des instances de l’État et du monde des affaires a créé des contraintes pour l’exercice du pouvoir autochtone, qui s’en est trouvé modifié. Toutefois, la résurgence autochtone a ouvert une possibilité de renégocier l’ordre juridique colonial établi, notamment de changer les relations entre les entreprises extractives et les responsables autochtones. Par contre, les pratiques toutes récentes du monde des affaires, qui consistent à conclure des marchés avec les responsables autochtones concernant le développement, témoignent d’une reconfiguration plutôt que d’une rupture de l’ordre juridique colonial établi. Les ententes conclues entre les entreprises et les Autochtones reposent sur des modes coloniaux d’organisation de la conduite économique et politique légitime et continuent de faire obstacle aux modes d’expression plus radicaux et anticoloniaux du pouvoir autochtone. Pour élargir les possibilités d’expression des formes de pouvoir autochtones qui ne se prêtent pas aux catégories de l’économie politique coloniale, il est nécessaire de poser le problème des relations entre les instances de l’État colonial et celles du monde des affaires.


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DOI: http://dx.doi.org/10.22329/wyaj.v33i3.4896

Copyright (c) 2017 Tyler McCreary