CARBON COLONIALISM OR CLIMATE JUSTICE? INTERROGATING THE INTERNATIONAL CLIMATE REGIME FROM A TWAIL PERSPECTIVE

Julia Dehm

Abstract


This article provides a TWAIL critique of the United Nations Framework Convention on Climate Change [UNFCCC] in the aftermath of the 21st Conference of the Parties in Paris in December 2015. It engages with criticisms from the social and climate justice movement that the UNFCCC is promoting forms of “carbon colonialism” or “CO2lonialism” through its support for and establishment of international carbon trading and offsetting strategies. It proposes that using a jurisdictional approach to examine how the authority of the UNFCCC is authorized can provide key analytical tools to understand the regime. The article examines the way in which the regime is authorized by an invocation of “common concern” even as it promotes policies that marginalize the interests of those already most vulnerable to climate change. It concludes by suggesting that climate justice movements already are building different forms of commonality and that these alternative commonalties represent important new ways of thinking about global action on climate change. 

 

L’auteure de cet article fait une critique, à travers le prisme de TWAIL, de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques [CCNUCC] au lendemain de la 21e Conférence des Parties, tenue à Paris en décembre 2015. Elle ajoute aux reproches formulés par le mouvement de justice sociale et climatique, selon lequel la CCNUCC fait la promotion de formes de « colonialisme du carbone » ou de « CO2lonialisme » en appuyant et en établissant des stratégies internationales d’échanges de droits d’émission de carbone et de compensation carbone. L’auteure soutient qu’en étudiant selon une démarche juridictionnelle la façon dont le pouvoir de la CCNUCC est approuvé, on se donne d’importants moyens analytiques pour comprendre ce régime. L’auteure se penche sur la manière dont ce régime est approuvé par l’invocation d’une « préoccupation commune » même lorsque cela favorise des politiques qui marginalisent les intérêts de populations déjà très fragiles vis-à-vis des changements climatiques. Elle  conclut en laissant entendre que les mouvements en faveur de la justice climatique s’emploient déjà à définir différents éléments communs et que ceux-ci constituent de nouvelles manières de réfléchir sur les mesures mondiales en matière de changements climatiques.


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DOI: http://dx.doi.org/10.22329/wyaj.v33i3.4893

Copyright (c) 2017 Julia Deem