CONSTITUTIONAL CHALLENGES OF THE SOUTH: INDIGENOUS WATER RIGHTS IN CHILE - ANOTHER STEP IN THE “CIVILIZING MISSION?

Amaya Álvez Marín

Abstract


This article explores the struggles of indigenous rights based on the adoption of the 1980 Chilean Constitution, under an authoritarian frame, that resulted in water being considered as a commodity and, therefore, subject to radical market rules that serves as a relevant local example in conflict with ratified international treaties. The argument proposes a critical approach to establish a continuum of the recurring rejection of the ancestral beliefs of Indigenous People since colonial times. In light of the actual constituent process for drafting a new constitution in Chile (2015), the article evaluates the emancipatory potential of Chile’s early sovereignty proposal on natural resources and later articulations of water as a human right. The argument assesses the possibility of including alternative views in the constituent debate over water, under the light of Third World Approaches to International Law [TWAIL] and Latin American International Law [LAIL] legal scholarship, aiming to find space in the Chilean constitutional realm for non-extractive perspectives.

 

Dans cet article, l’auteure analyse les combats liés aux droits des peuples indigènes en prenant pour base l’adoption par le Chili, dans un cadre autoritariste, de sa Constitution en 1980, dont il découle que l’eau est considérée comme une marchandise et est, en conséquence, assujettie à des lois du marché radicales. La Constitution chilienne est un exemple local pertinent de mesure incompatible avec les traités internationaux ratifiés. La thèse de l’auteure propose une démarche critique visant à établir la continuité du rejet systématique des croyances ancestrales des peuples autochtones depuis l’époque coloniale. Dans le cadre de l’actuelle procédure constituante de refonte de la Constitution du Chili (2015), l’auteure évalue le potentiel émancipateur du premier projet de souveraineté sur les ressources naturelles et les énoncés postérieurs faisant de l’eau un droit de la personne humaine. Sa thèse porte sur la possibilité d’intégrer les points de vue non conventionnels dans le débat constituant sur l’eau, à travers le prisme de la mission universitaire juridique de Third World Approaches to International Law (TWAIL) et de Latin American International Law (LAIL), dans le but de faire une place aux perspectives non orientées sur l’extraction dans le cadre constitutionnel chilien.


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DOI: http://dx.doi.org/10.22329/wyaj.v33i3.4888

Copyright (c) 2017 Amaya Álvez Marín